Chronique]
Dans le genre Death Metal abordé de manière « roots », difficile de faire plus entier que Krisiun. Ce nouvel album, armé d’une production brute de décoffrage issue des Bebop Studios (merci au canadien Pierre Rémillard, collaborateur de Cryptopsy et Gorguts, entre autres), est un hymne au Metal extrême. Très ancré dans la tradition du Death, le disque est ponctué d’ambiances mais focalise très largement sur l’enchaînement de rythmiques ressemblant plus à une bourrasque qu’à autre chose. Très bien agencées, les parties rythmiques et les soli sont d’une précision hors pair et supportent des attaques vocales gutturales et linéaires. Doté d’un son très « live », « Works of carnage » traduit parfaitement les intentions agressives d’un trio très rodé. La reprise du « In league with satan » fera blanchir Venom, le reste étant très à la hauteur. Du début à la fin, aucune seconde de répit n’est accordée, et les riffs mélodiques succèdent aux passages plus brutaux (« War ritual », courte démonstration de force, toute en percussion) sans jamais faillir (« Murderer », « War ritual »). Mais les morceaux les plus accrocheurs, assurément, se situent à la fin du disque (« Shadows », ambiance sépulcrale). Un coup de maître, dans le genre.
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