Chronique]
Asterius
Asterius ne fait rien comme tout le monde, tout en empruntant un peu à tout le monde. Paradoxe évident, toujours sur le fil mais qui réussit à tenir fier et droit et s’impose comme une curiosité. Imaginez Bruce Dickinson (d’Iron Maiden pour ceux qui auraient grandi dans une cave ces 20 dernières années !) chantant dans un combo tapant aussi bien dans un metal indus à la Kovenant que dans un black metal à la Dimmu Borgir ou des riffs tout droit inspirés de la NWOBHM et se frottant avec un second chanteur bien teigneux. Vous avez là un panorama non exhaustif mais assez descriptif du mélange hétéroclite mis au premier plan par Asterius sur « A Moment of Singularity ». Vous l’aurez compris, Dickinson n’est pas là, mais le mimétisme est surprenant, tant dans la tessiture que dans les envolées. Imbriquant breaks mélodiques et rythmiques saccadées, riffs d’énervé notoire et plans de papy heavy, on est sans cesse pris à contre-pied par Asterius qui ne cherche jamais la facilité et place la surprise comme fondement.
Pas franchement indispensable mais intéressant par son côté étrange et décalé, «A Moment of Singularity » porte son titre à merveille et se distingue résolument des formats classiques.
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