Chronique]

Eric Martin Destroy all Monsters Frontiers Records

Eric Martin

Destroy all Monsters

.:: 2004 :: Frontiers Records ::.

>> Style >> Distorted Pop



Quelques mois après "Pure" voici le nouvel album d' Eric Martin; celui qui restera à tout jamais LA voix de Mr Big. Contrairement à son prédécesseur ici point n'est question de reprises acoustiques ou de ré-enregistrement de "vieux" titres. Non, "Destroy all monsters" est bel et bien composé de 12 morceaux tout ce qu'il y a de plus inédits et tout ce qu'il y a de plus inventifs aussi. Eric définit lui même ce nouvel album comme de la "distorted pop" et il est vrai que le terme est adéquat vu le contenu varié de "Destroy all monsters". Si "Pure" fleurait bon l'odeur du passé; c'est clair avec ce nouvel album Mr Martin a définitivement tiré un trait sur Mr Big. Globalement, l'ensemble sonne beaucoup plus moderne.... un peu comme tous ces jeunes groupes matraqués quotidiennement par MTV... pas fou le père Martin. Mais l'expérience aidant le résultat est plus que convainquant. Et même si j'avoue ne pas apprécier outre mesure ce style de musique à la base; curieusement j'accroche immédiatement à cet album. Il faut dire que c'est très bien fait, très carré.... sans doute un poil plus agressif que Mr Big, je sais c'est paradoxal... et surtout avec un vocaliste en pleine forme, qui c'est l'évidence n'a rien perdu de sa superbe et de son timbre cristallin.
Une pléiade de musiciens sont également venu prêter mains fortes à l'ex Mr Big. Le concept de groupe est donc pour l'instant mis de côté. La plaie creusée après le split de son ancien combo n'est sans doute pas encore totalement refermée...et les vieux monstres pas encore tout à fait tués ;)
Qu'à cela ne tienne, la qualité est là même si "Destroy all monsters" ne s'accompagne d'aucun artifice, d'aucune démonstration technique. L'efficacité ne rime pas forcément avec technicité en voilà la preuve... Les morceaux sont tous basés sur des riffs simples et opérants, mention spécial d'ailleurs au titre "Janie won't open" dont le riff lourd, un peu à la manière des feus Ugly Kid Joe, fait tout de suite mouche.
"What's the worst that can happen" et son tempo plus vif plus "MTV rock" est aussi une pure réussite. Ce qui me réconcilie avec ce "rock moderne" qui finalement si il est bien composé et surtout accompagné d'une voix généreuse peut être diablement efficace. La ballade "You're too good for him" est le seul morceau qui rappelle succinctement au bon souvenir de Mr Big, petit hommage ou nostalgie ?. Tout y est, rythmique acoustique, guitares aux sons plus métalliques et Eric au meilleur de sa forme, incontestablement un des must de l'album. Au rang des curiosités on a aussi droit à "I can die now" à la rythmique reggae ou "Living in black and white" rappelant les vieux Lenny Kravitz.
Pour les autres morceaux; ils entrent tous dans le style pop distordue cité plus haut avec des tempos généralement assez vifs mais sans surprise.

Pour conclure, Si on est en droit de s'interroger sur ce changement de direction musicale et surtout sur l'aspect opportuniste et commercial du produit (il est évident qu' Eric aimerait reconquérir le marché US); on ne peut que se féliciter du retour de cette figure emblématique du Hard Rock US, incontestablement une des plus belle voix du passé, du présent et (allez je me lance) avec cet album certainement de l'avenir du style....


Dël

Connectez-vousconnectez-vous

Vous devez vous connecter pour laisser un commentaire

Inscription | Passe oublié | Pourquoi s'abonner

rechercher

sur le moteur interne :

Imprimer

interagissez !

Envoyer cette chronique à un ami

articles relatifs à cet artiste


obsküre vous propose également


Obsküre Opus I

Obsküre OpusI Toutes les informations sur le livre Obsküre.
Sommaire, extraits et bon de commande

boutique obsküre

Les goodies Obsküre

Boutique ObsküreAccédez à la boutique

soutenez Obskure.com

Toutes les informations ici