Chronique]
"Karmapolis", nouvel album du trio allemand Other Day (septième publication officielle, si nos comptes sont bons…), entraîne l’auditeur dans des paysages lunaires et semi-électroniques.
La musique présentée par le collectif y est épurée au maximum et joue sur du velours : rythmiques minimales, tentations orchestrales pour une pop mélancolique et synthétique, au sein de laquelle voix féminines et masculines se disputent les premiers rôles, devant les sub-basses. Aucun tape-à-l’œil ici : la musique de Other Day reste beaucoup plus sobre que le look du chanteur Sven Schünemann, et vise à la fois mélancolie et quiétude ("Natales"), dans le soucis d’une vraie cohérence. Si l’introduction ("Karmapolis I") installe une ambiance tendue empruntant à la World music, l’introspection se prolonge sur "Dreaming", mais dans un climat plus apaisant. Le spleen gorge chaque note du disque, sans que le groupe ne surjoue la détresse. C’est sûrement ce qui fait le charme si particulier de cet enregistrement, dont le pouvoir hypnotique ne vous lâchera plus jusqu’au final "Karmapolis II".
Tracklisting :
1. Intrue – Karmapolis I
2. Dreaming
3. Getraute Stadt
4. Armenia
5. An uns vorbei
6. Awakening
7. Belvedere
8. Du gehst
9. Natales
10. Hauchendes Zart
11. Nachspiel – Karmapolis II
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