Chronique]
Attention, ne vous fiez pas à cette belle pochette héroic fantasy, Golem ne donne pas dans le métal épique ou gothique mais bien dans le death métal, et brutal de surcroît ! 'Dreamweaver' est le quatrième album de ce quatuor allemand qui, bien qu'existant depuis une quinzaine d'années, n'a jamais fait vraiment parler de lui en dehors de ses frontières. Enfin, jusqu'à maintenant, car les choses risquent fort de changer avec ce nouvel album, sûrement le meilleur de Golem à ce jour. Ouvertement influencé par Morbid Angel et Carcass (époque 'Heartwork') mais aussi par l'école suédoise, le death métal de Golem atteint en effet sur 'Dreamweaver' un équilibre quasi-parfait entre agressivité et mélodie, technique et efficacité, où les parties ultra rapides s'enchaînent aux parties plus lentes et heavy de façon très cohérente malgré des structures assez complexes. Soli virtuoses, rythmiques grasses et précises, parties de batterie impeccables, vocaux mi-rauques mi-gutturaux, les musiciens font preuve ici d'une maturité et d'une maîtrise instrumentale impressionnantes, ainsi que d'une grande créativité, à en juger par le spectre d'influences présentes sur cet album, qui vont de la musique classique au progressif en passant par le black métal et les musiques de films. S'il l'on excepte la relecture aussi inutile que pompeuse du 'Sacre du Printemps' en clôture (dont les neuf longues minutes ont certainement pour seul but de flatter l'ego des guitaristes), 'Dreamweaver' s'avère un très bon album de death métal qui laisse enfin augurer un futur radieux pour Golem.
Tracklisting :
1. Al-Ghanor
2. Starchild 
3. Remote Control
4. Breeder
5. Afterglow
6. Rose
7. Tomb
8. Diaspora
9. Faces
10. The Tower
11. Dreamweaver
12. - - -
13. - - -
14. - - -
15. Le Sacre du Printemps
(hidden bonus track)
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