Chronique]
Iron Maiden
Brave New World
.:: 2000 :: E.M.I ::.
Les guitares vertigineuses de la Vierge de Fer sont de retour.
On n'ira pas contre l'opinion qui se dégage majoritairement sitôt les premières écoutes de "Brave new world" digérées. Complexes et toujours épiques, les architectures heavy de Maiden retrouvent une certaine jeunesse : la production de Kevin Shirley n'y est pas pour rien, et rend magnifiquement la lourdeur des rythmiques qui manquait très largement sur les albums précédents.
Bruce Dickinson ou Blaze Bayley n'avaient rien pu y faire : de "No prayer for the dying" à "The X factor" (non inclus) en passant par le très pauvre "Virtual XI", Iron Maiden avait peu à peu perdu de sa superbe : la bravoure se faisait peau de chagrin, et les inventeurs du heavy metal perdaient sérieusement de leur aura.
"Brave new world" consacre évidemment le retour de Bruce Dickinson au chant : un retour réussi, inspiré, qui imprime des vocalises de haute volée lyrique et technique tout le long de la toile d'araignée de guitares tissée par le désormais trio de six-cordes.
Derrière, la basse de Steve Harris est toujours aussi dure et friande des célèbres triolets appuyés par un Nicko McBrain très brillant et inspiré à la batterie. Que les morceaux s'allongent ("Brave new world") ou aillent à l'essentiel (le fantastique "The mercenary"), Iron Maiden explose au travers de ce nouvel album ("Ghost of the navigator") mais prend des risques en enrichissant son approche musicale (le Metal se fait médiéval sur "Blood brothers").
Iron Maiden semble avoir trouvé sa formation idéale, jusqu'au prochain épisode. Si chaque retour se fait de si belle manière, la nostalgie n'est pas près de s'éteindre.
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