Chronique]
K. Meizter
K. Meizter, l’un des acteurs de la formation dark Ambient BSE (pour Beyond Sensory Experience, projet suédois l’unissant depuis 2001 à Drakh de MZ.412), formule sur "Travelling Light" son premier essai solo, et construit une série atmosphérique opaque, electro et hypnotique, une collection d’atmosphères ténébreuses et mystérieuses relativement courtes (entre deux et quatre minutes de moyenne sur l’ensemble des titres). Sortant sur le petit label tchèque HORUS CyclicDaemon en format carton assez beau, "Travelling Light" présente une facette de Meizter légèrement plus rythmique (une optique que Meizter qualifie d’ailleurs de "dark groove", ce que tend à prouver l’inaugural et angoissant "Prolog" et son suiveur, "Play it as it lays"), mais de laquelle on retient surtout le savoir-faire cinématographique et minimal de Meizter ("Some Battle on").
L’album s’avère assez composite mais dégage tout de même une ligne, une unité de ton passant par le développement de paysages sonores sourds et plus grisâtres que réellement noirs. En leur cœur, le beat apparaît. Sans systématisme, comme pour insuffler une pulsion de vie à un ensemble dont les développement se rapprochent du désincarné. Entièrement composé par Meizter, l’enregistrement a été masterisé par Mika Goedrijk (This Morn' Omina). Il prolonge les initiatives Dark Ambient de Meizter en lui offrant la soupape de sécurité, un espace en lequel il s’affirme seul maître. Mérité, certes, mais surtout… intéressant.
Tracklisting :
1. Prolog
2. Play it as it lays
3. In a low-dimensional System
4. Honesty through Paranoia
5. The local Group
6. Bounding the Infinite
7. Obsessive Geometry
8. Lock and Chain find again
9. Down the up-Escalator
10. Luftwalk
11. Woe to the Thinker
12. Detached
13. Rest and rust
14. Some Battle on
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