Chronique]
Beehoover
Claus-Peter Hamisch et and Ingmar Petersen ne trouvent pas complètement leur compte en incarnant la section rythmique de Voodooshock, alors Ingmar met de la disto sur sa basse, réglage sur « crade but true » et lance la ritournelle pendant que son ami Claus-Peter harcèle ses fûts. Tous les deux, point. Et si l’on compare ce que les deux comparses réussissent à produire avec ce que certains groupes comptant plus de 5 ou 6 membres sortent, on se dit que question productivité – ô le vilain mot dans le domaine artistique -, Beehoover pourrait donner des leçons.
Duo basse batterie à la Om ou Black Cobra, racines doom à l’ancienne – pensez Black Sabbath – et constructions progressives, parfois à la limite du post-core, chant tour à tour vindicatif ou aérien (« The Sun Behind the Dustbin » qui monte, qui monte. Superbe.), Beehoover plombe son rock et déclenche ses atmosphères comme personne. L’évidence n’est pas de mise, même si les mélodies se dégagent rapidement, et on redécouvre chaque étape de l’album à chaque nouvelle écoute.
Difficile de décrire par le menu « The Sun Behind the Dustbin » tant cet album est riche de courants, sans pour autant se dépareiller d’homogénéité, et tant l’intérêt que suscite chaque titre est réel.
La formule est exigeante, le résultat captivant. Beehoover s’impose. A découvrir et à suivre !
Tracklisting :
01. Yellow Mile 
02. A Foul Smelling Wheel Called Downhill
03. Paraffin Oiler
04. Nice Romantic Evening
05. Damn You, Charly Brown
06. The Hospice Inn
07. Spinster
08. The Sun Behind The Dustbin
09. Arrrgh!
10. Erebus
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