Chronique]
Drop o Rama
"Superlove" m'avait laissé un excellent souvenir, il y a quelques années decela déjà. ..nos petits frenchies ont pris le temps de soigner l'écriture de ce successeur qui débarque enfin, prêt à surgir de nos baffles.
"Three at last" ne déroutera pas pour autant l'auditeur tant il est la suite logique de son prédécesseur. On y retrouve la même diversité de style et la même efficacité. Qu'ils abordent le Rock aux consonances actuelles comme sur "Half past drunk" ,le Heavy Rock comme sur le puissant "Bewildered" ou une facette davantage électronique, Drop O Rama maîtrise son style et ne peut de ce fait laisser indifférent.
Même si on y était, un peu, préparé certains mélanges sont plutôt surprenants et c'est ce qui fait en fin de compte toute la richesse de Drop O rama. Pour ma part, je fais malgré tout un peu la moue, tant le groupe semble se désintéresser de son côté agressif afin d'apporter il est vrai davantage encore de diversité et d'émotions à sa musique. Certes, je reconnais qu'un "Electric light", tout en nuances atmosphérique est fort bien fagoté, mais désolé, ce type de composition ne me fait vraiment ni chaud, ni froid. Pourtant, avec le punkisant "Don't kill your idols", Drop o Roma nous démontrent qu'ils savent encore faire parler la poudre... malheureusement, maintenant trop rarement à mon goût.
Malgré cette petite réserve sommes toutes personnelle, il faut avouer qu' Olivier Campana et sa bande n'ont rien perdu de leur sens de la mélodie, chaque refrain vous frappe immédiatement l'esprit, même si l'on peut toujours leur reprocher quelques emprunts parfois un peu maladroit comme le refrain de "Head rolls" pompé sur le fameux "Hush" interprété entre autre par Deep Purple, Gotthard ou Little Bob Story.
Autre petite déception, le chant d'Olivier, qui me semble moins diversifié que sur "Superlove". Le vocaliste , reste étrangement toujours sur une tonalité médium alors qu'on le sait capable de moduler davantage. En dehors de la ballade de rigueur "Porcelain girl", il peine à apporter des émotions à la musique du combo qui perd du coup un peu de sa saveur. Rien de rédhibitoire, toutefois, "Three at last" est au moins aussi riche et diversifié que "Superlove"; il s'éloigne simplement un peu trop de mon univers musical de base ( oh la métalleuse sectaire :( pour que j'accroche davantage.
Tracklisting :
01. Half Past Drunk
02. Hero
03. Bewildered
04. Not That Long Ago
05. Electric Light
06. Don't Kill Your Idols
07. Head Rolls
08. Visions In Black And White
09. Pink Is For Girls
10. Porcelain Girl
11. Angel And Devil Revisited
12. Saints
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