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Les incessants crépitements de l'ombre

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Musique
26/03/2026

SPKtR

Une suite donnée en famille au projet industriel culte SPK par Graeme et Robert Revell | nouvel album, 'The Last Of Men' & premier single (vidéo)

Genre : experimental / electro / dark synth music / industrial
Posté par : Emmanuël Hennequin

Le nom SPK résonne d'une certaine manière aux oreilles des adeptes de musiques expérimentales et industrielles, en l'occurrence originaires de la fin des années 1970 - et c'est, d'une certaine manière, le retour de SPK qui se produit à travers SPKtR avec le nouveau format long The Last Of Men. SPKtR réunit Graeme Revell et son fils Robert; et leur premier signe de vie passe par un single intitulé "The Last of Men" et aspire à forger - dixit la comunicatioon officielle autour de la naissance du projet - "incarnation moderne de l'esprit radical, de l'extrême puissance sonore et de la provocation culturelle du projet original, repositionnés dans le contexte actuel de la relation complexe de l'humanité avec les technologies d'intelligence artificielle."

"The last of Men", au son hanté, lourd et agressif, est aussi le titre du single présentant l'orientation du projet (et dont la version vidéo correspond à un edit plus court que la version studio présente sur l'album, à découvrir sur Bandcamp) et a fait l'objet d'une illustration vidéo (dévoilé le 24 mars, et à découvrir en bas de cette page). Le tout premier opus studio depuis la dernière tournée de SPK, en 1987, prépare le terrain à des apparitions live dès le printemps 2026 : SPKtR fera partie des attractions d'un certain Wave Gotik Treffen en mai prochain.


Vers quoi se dirigent les hommes ? Dixit Graeme Revell à propos du premier single, " “The Last of Men” ne parle pas de l’extinction de l’humanité. Il s’agit de la fin d’une certaine conception de l’Homme : souverain, central, maître de tout. Est-ce un avertissement ? Oui, si nous nous accrochons au mythe de l’exception humaine tout en déléguant la cognition, la mémoire et le désir à des systèmes que nous comprenons à peine, nous risquons de devenir de simples ornements au sein de notre propre civilisation. Une célébration ? Oui, de la transformation plutôt que du remplacement. L’humanité a toujours été une prothèse. Le feu était une prothèse. Le langage était une prothèse. L’électricité était une prothèse. L’IA est une prothèse cognitive. L’angoisse vient du fait que cette prothèse se défend."

"S’il y a un message que je tiens à défendre, c’est celui-ci : nous n’assistons pas à la fin de l’humanité, mais à la fin de la centralité de l’humain. Que cela se transforme en tragédie ou en métamorphose dépend moins des machines que de notre volonté d’évoluer avec elles sur les plans éthique, créatif et politique. C’est une quête permanente. SPK privilégie l’exploration des pistes plutôt que les conclusions."


À travers l'union en art avec son fils Robert, Revell vise avec The SPKtR à "insuffle une nouvelle intensité générationnelle, fusionnant l’ADN subversif de SPK avec des technologies de pointe, des techniques de production modernes et une expérimentation audiovisuelle immersive". Le résultat, décrit par le communiqué officiel en conclusion, est "un hybride futuriste mêlant électronique rituelle, guitares, brutalité cinématographique et expérimentation sans compromis."

The Last Of Men
sort par des canaux indépendants dans un futur que l'on imagine proche, au regard des échéances programmées.