Moths, le nouvel album d’Olen’K, paraît huit ans après un Architextures ciselé. Produit en 2018 par Rémy Pelleschi (Mlada Fronta), cet ensemble avait été finalisé avec le concours des cordes de Jean-Pierre Raillat, chef de l’ensemble Enigma, disparu dans un accident de la route le 3 août 2024. Avec Moths, Olen’K ambitionne une synthèse des possibles. C’est un disque aux ambitions sensiblement plus organiques, qui transporte le spleen et implique divers membres du sérail d’Elise Montastier-Costa (chant) et Manuel Costa (compositions, instrumentations) : Mangane Ousseynou, le fidèle Alex Morlay et le nouveau batteur Emmanuel Lajudie. Moths : une oscillation entre pénombre et lumières, et le premier format long produit par le groupe lui-même. Un disque de puissance et de climats, aux mélodies pénétrantes. Quelques jours avant le concert de présentation de Moths au CCM John Lennon (Limoges, 87), Olen'K parle à Obsküre.
Obsküre : Avant que nous nous entretenions aujourd’hui, quelques jours avant le concert de présentation du cru 2026, vous m’avez transmis une note de symbolique autour de Moths. Cette note multi-angles détaille la symbolique des papillons de nuit qui traverse le nouvel opus et évoque notamment le phénomène de l'intuition. Vous considérez-vous, en musique, comme des êtres intuitifs ?
Manuel Costa : En ce qui me concerne, oui. Chez moi, tout fonctionne à l'intuition. Souvent, ça part de choses, de ressentis ou d'un son, qui ensuite se développent. Tu sais, dans notre studio, chez nous, il peut se passer plein de choses. Tout est branché et prêt à être utilisé en permanence : les claviers, etc. Alors, à n'importe quel moment, il peut se passer quelque chose, tout peut partir d’un rien.
Elise Montastier-Costa : Nous travaillons essentiellement à l'émotion. Nous sommes moins dans l’idée d’une maîtrise harmonique que dans celle de retranscrire des choses qu'on entend dans notre tête.
Manuel : Le matériel que j'ai aujourd’hui en studio nous soutient dans le travail d’harmonisation. Tu peux partir sur un son, tu mélanges avec un clavier, etc. L'harmonie nous intéresse. Il y a du hasard aussi, de l'accident. La musique, c'est ça. Moi, j'aime bien changer d'instrument parce que sur des instruments que tu ne maîtrises pas, tu y vas davantage à l'intuition. Sur un instrument que tu maîtrises, tu as tendance à retrouver des standards, des gimmicks. Mais sur l’instrument que tu ne maîtrises pas, l’intuition peut provoquer l’accident, ces harmonies inattendues, inédites.
Elise : Et puis il y a ce qui de l’extérieur t’imprègne. Un film, une série, sa musique, son ambiance.
Manuel : C’est vrai. Depuis quelques temps, je m'inspire beaucoup de l'image. Je m'amuse de plus en plus à filmer, à essayer de fixer ce que nous ressentons comme ça… L'image a développé chez moi certains sens. Je regarde de plus en plus de films, de séries. La place de l'image dans notre musique est aujourd'hui très importante.
L'intuition, dans la fabrication du texte ou du son, ça peut vouloir dire que toi, Manu, tu passes du salon au studio lorsque quelque chose te vient, comme ça, d’un seul coup ? Et toi Élise, toi, approches-tu le texte de manière impulsive ? Tu griffonnes l’idée lorsqu’elle passe, tout de suite ?
Elise : Oui, c'est ça. Moi, pour le texte, je me laisse souvent aller à une émotion ou une situation que j'ai vécue. Et après, je développe... En fait, j'écris tout un texte, souvent en français. J'écris, j'écris, j'écris, j'écris. Et après, je le remanie et je le traduis. L'anglais, ça évoque d'autres choses.
Manuel : Mais oui, moi, je fonctionne comme ça. Par exemple la finalisation de "The Maze" n’était pas programmée, elle a été décidée sur la fin. Nous étions allés voir une parente d’Élise, qui commence à perdre la mémoire. Cette situation a suscité une émotion chez nous, qui se retrouve dans ce titre. Je suis ressorti de ce moment-là assez... remué. Lorsque je suis arrivé dans le studio, tout s’est déversé.
Elise : Le processus est toujours cathartique.
Manuel : La musique, c'est comme une thérapie. Si je n’avais pas ça, je pense que ce serait compliqué. Ce que tu accumules fait de toi une éponge, l'éponge est gorgée. Moi je ne fais pas de la musique pour être connu ou je ne sais quoi. J'ai juste besoin de ça. Le temps que je passe dans le studio correspond à un besoin. J’évacue. Souvent, tu composes dans la douleur, en fait. C'est sans doute pour ça qu’il y a toujours une dimension froide chez Olen’K. Certains morceaux de l'album me le font d’ailleurs comparer à 7.1.
Elise : Mais en beaucoup plus abouti.
Dans la note de symbolique de Moths, vous expliquez la place des papillons de nuit à travers des représentations dans l'Egypte ancienne, les cultures africaines, la sorcellerie. Il y a dans ces représentations le messager, l'être cher... Le fait de vous pencher sur ces différents prismes-là, est-ce que ça se cantonne à une étude distanciée de la symbolique, ou alors cette symbolique imprègne-t-elle votre vie plus en profondeur, joue-t-elle sur vos représentations ?
Manuel : En ce qui me concerne, oui. C'est ce que je vis, ce n'est pas quelque chose que je tiens à distance.
Elise : Manuel est très concentré en studio. Bon, ce n’est pas une trance, mais presque. Lorsque j’ouvre la porte du studio des fois, il fait de ces bonds…
Manuel : Dès que je fais de la musique, je suis ailleurs. Si quelqu'un qui rentre dans le studio, je sors de ce truc.
Elise : Pour revenir à la place de la symbolique, chez moi elle prend racine dans ma formation littéraire et mes lectures.
Ces papillons de nuit, sont-ils vraiment ces messagers pour vous ? Portent-ils une connaissance cachée ou tout cela reste-t-il dans vos vies plus de l’ordre de la projection onirique ?
Elise : Pour moi, ce serait peut-être plus ça. Comme une étude comparée de plein de mythes. La mythologie en général, comment on voit des symboles dans le quotidien pour s'aider à vivre et à interpréter nos émotions et les dépasser. Moi, ça m'a toujours plu dans les mythes fondateurs, cette ressource susceptible de t’aider à forger une philosophie de vie. Comprendre le monde à travers des symboles pour avancer et créer du lien avec les autres et la nature. C’est dans ce sens-là : ce côté, effectivement, onirique, dépasser la dimension matérielle – alors que je peux rester quelqu'un d'assez pragmatique, souvent. Mais en même temps, j'ai cette tendance à aimer trouver du sens dans des petites choses. Ça aide à vivre et à avancer. C'est de la poésie. La poésie qui découle de toutes ces symboliques.
Il y a aussi dans la note cette idée selon laquelle les papillons de nuit peuvent symboliser des vérités cachées, des aspects de vous-même qui attendent d'être reconnus. Écrire, composer, créer… est-ce pour vous comme vous engager dans une tentative de compréhension de vous-même, vis-à-vis de soi comme l'un vis-à-vis de l'autre ? Est-ce que vous cherchez à vous reconnaître ?
Manuel : Oui. Moi, de toute façon, même quand je m'enferme dans le studio, la première personne que je dois convaincre, c'est Élise. Je peux créer plein de musique mais tant qu’elle n'a pas posé ses mélodies de voix, pour moi, le morceau n'existe pas vraiment.
Elise : Cela dit, je ne discute pas forcément avec toi de ce tu as voulu exprimer sur telle musique. Je le réalise d’ailleurs à l’instant : je pense que c'est pour ne pas subir une influence par rapport à ce que je vais avoir envie de dire. Nous n’en parlons que plus tard.
Manuel : C’est vrai. Nous ne parlons pas dans les premiers moments de la création, à son émergence. Quand je présente un son à Elise, pour moi, ça reste de l’ordre du ressenti. Je sais très bien quand quelque chose marche ou quand ça ne marche pas. Et si je l'entends tout de suite fredonner et qu'elle me dit de brancher le micro, c'est gagné – parce que tout de suite, très souvent, ça marche. Et après, nous avançons progressivement : nous échangeons, nous construisons les choses sur tel ou tel passage. J'ai besoin d'elle pour avancer et il est important pour moi d'avoir son aval sur les morceaux. C'est un dialogue.
Lorsqu’Elise prend le micro, dans ce moment que tu décris, nous sommes dans la pure intuition. Mais dans ce qui devient ensuite du texte, Manuel veut-il décrypter l’intention d’Elise ? Attends-tu une explication de sa part ou pas ?
Manuel : Moi, je ne pose pas de questions. Elles viennent bien après. Ce qui m'intéresse, c'est surtout la mélodie qu'Elise va poser. Je m'intéresse au texte après.
Elise : Je te dis un petit peu, en gros, de quoi ça peut parler, mais ça reste général.
Manuel : Oui, au stade de l’émergence, la dimension de travail est plus musicale et moi, je change parfois des choses en m'appuyant plus sur la voix. Tant que je n'ai pas la voix, je ne peux pas développer les arrangements, l'harmonie…
Elise : Mais c'est vrai ! Maintenant que tu le dis, et je n'avais jamais réfléchi à ça, mais… nous n’essayons pas de trop de nous influencer mutuellement. Chacun, en quelque sorte, a son petit chemin à prendre. C'est un peu comme si nous voyions le même psy, sans trop échanger sur ce qu'on lui a dit (rire).
Avez-vous toujours rédigé ce genre de note d’"intention symbolique" autour de vos disques, comme vous l'avez fait pour Moths ?
Elise : J’opère en rassemblant un peu tous mes textes, en les relisant ; mais là, ça s'est fait un peu différemment. Je me suis dit que le fil conducteur de mes textes, ces dernières années, ça reste la résilience même si je trouve le terme un peu trop "à la mode". Et de la résilience à la métamorphose, il n’y a qu’un pas. Mais je n'ai pas cherché à travailler là-dessus à la base. C'est plus en cherchant, en rassemblant un peu tous les textes et le fil conducteur de ce que je raconte. Par exemple, il y a le texte de "Psyche". Le mythe de Psyche, c'est ça : l'âme humaine, qui passe par tout un tas d'épreuves, après avoir transgressé le secret qu'elle ne devait pas transgresser – et qui se métamorphose à tel point qu'elle s’immortalise et devient déesse. La symbolique du papillon de nuit lui convient bien parce qu'elle descend jusqu'aux Enfers. Elle meurt puis est ressuscitée par l'amour et déifiée. Ce morceau-là est très symbolique de tout ça. Le mythe de Psyche, c'est celui de la Belle et la Bête.
Manuel : Nous sommes en train de faire le clip pour "Psyche". Nous avons tourné pendant deux jours, mais notre recherche n’est pas terminée. J'ai fait d'autres repérages pour coller ces images au texte.
Elise : Forcément les textes parlent de moi, de cette fragilité émotionnelle qu'il faut intégrer et des passages difficiles de la vie, des pertes que nous sommes forcés de subir et d’accepter. C'est le cheminement de la vie, tout simplement. Et le papillon de nuit correspond vraiment à ça. Il y a cette part d'obscurité qu'il faut embrasser, accepter. Et en même temps, le papillon de nuit est attiré par la lumière. Donc, il demeure cette dimension extrêmement positive parce que... il cherche toujours la lumière, malgré cette vie passée dans l'obscurité. Ça me résume pas mal. Malgré notre tendance à fouiller nos blessures, nous cherchons toujours à en faire quelque chose de beau, de créatif, déjà, dans nos morceaux. Et après, ça nous permet de les dépasser et d'avancer.
Il y a ce rapport en latence que tu évoques au texte d'Elise, Manuel. Mais il y a aussi le texte de Michel Laporte sur "Gospel Song". Vis-à-vis du texte de Michel, est-ce le même fonctionnement ? Le laissez-vous libre, le sondez-vous ? Il vous a dit ce qu’il projetait vraiment ?
Manuel : Non. Pour nous, avec Michel, c’était carte blanche : tu écris ce que tu veux. Souvent, quand on fait des guests comme ça, que ce soit avec Michel ou Olivier (NDLR : d’Erlen Meyer/Novembre, au chant sur le remix de "Real Mess") ou Mangane, c'est parce qu'il y a eu un coup de cœur. Michel, amène ta personnalité (sourire) ! Ce que nous voulions, c'est qu’il reste lui-même. Tu exprimes ce que tu ressens, tes émotions, Olen’k s'adapte à toi. Sur "Beat Generation Woman" , que nous avions aussi fait avec lui, c'était différent, parce qu'il y avait déjà la musique. Lui, il avait fait le texte et a fabriqué sa mélodie sur la musique. Mais sur "Gospel Song", il a amené vraiment le son. C'est ça, le vrai échange. Comme avec Olivier sur "Real Mess". Sur "Thorn", par exemple, c'était déjà hyper construit. Mangane l'écoutait en boucle chez lui et pendant deux jours, il ne faisait que chanter, chanter, chanter dessus.
Elise : Arrivé au studio, il t'a enregistré je ne sais plus combien de pistes…
Manuel : Mangane, quand il est parti, tu ne l'arrêtes plus. Et au départ, il ne devait même pas chanter là-dessus, juste faire du balafon. Je lui ai laissé le champ libre. Vas-y, vieux. Résultat : sept prises de voix différentes, dont certaines qui faisaient cinq, six minutes. Au moment où il me faisait les prises, je repérais déjà les endroits que je voulais garder.
Dans le fait de se faire accompagner par quelqu'un, il y a cette sécurité qu'on se donne en vue d'atteindre un standard de qualité. Je pense à Rémy Pelleschi, quand vous travailliez avec lui avant. Produire l'album vous-même, même s'il y a un désir de le faire pour le test, c'est une manière de se mettre à l'épreuve, quand même… Cette situation a-t-elle emporté chez vous un sentiment de responsabilité différent de celui que vous pouviez avoir au moment de recourir aux services de Rémy ?
Manuel : Oui. Moi, j'ai vraiment adoré travailler avec Rémy. D’abord parce que c'est un personnage, ensuite un super producteur, un super ingé son. Nous avons fait trois albums ensemble, certains assez importants comme 7.1. Après Architextures, j’avais envie d’essayer de sauter le pas : faire notre son nous-mêmes, et surtout disposer du temps pour le faire. Lorsque tu es en studio tu es forcément limité par le temps, il y a un frein économique aussi, tu dois réussir tes prises dans un délai qui se tienne... Pour Moths, nous voulions prendre le temps, vraiment. L'enregistrement, ça fait quand même des années qu'on est dessus, à travailler les morceaux ; et sur le mix, nous avons étalé le travail sur presque huit mois avec Christophe Marraud (NDLR : alias Toto). C’était une autre manière et ça a aussi été intéressant : même au dernier moment, nous avons fait des choix complètement différents de ce que nous aurions pu imaginer à la base, quoi. Mais… Après, il faut aussi se donner des limites, sinon c'est sans fin. Toto nous a amené ce côté live dans le son.

Il y a "Vertigo", là, dont le texte part du poème "Vertige", du regretté Laurent Samie. La vibration romantique de Laurent vous était-elle perceptible, dans le rapport direct avec lui, de son vivant ?
Manuel : Oui. Sam, je le connais depuis 30 ans. Nous avons vécu l'un à côté de l'autre et avons fait un peu de musique ensemble. C'était un peu le poète maudit. Il avait une culture musicale, littéraire, assez impressionnante. C'était un personnage. Il m'a appris énormément de choses, je passais des soirées avec lui à écouter de la musique. Il écrivait beaucoup et avait fait son petit recueil. C'était un poète, un vrai. Ses proches l’ont toujours ressenti chez lui. C'était une éponge, Sam. Des fois, il avait des sursauts comme ça, tu ne comprenais pas. Sa référence restait Shane McGowan des Pogues. Sur la fin, il n’a pas parlé de sa maladie, mais il avait quand même ce côté-là, à brûler la vie par les deux bouts.
La symbolique des papillons de nuit, dit-elle quelque chose d'une évolution, voire d'une transformation d'Olen’K, d'une manière ou d'une autre ?
Manuel : Oui, sans doute. Mais je pense d’abord que c'est un peu une synthèse de ce que le groupe a fait toutes ces années, ça clôt un peu une époque. Longtemps, il y a eu ce côté recherche à tâtons. Un mélange aussi d’intransigeance et d’exigence. Et avec notre home studio, nous pouvons faire ça aujourd’hui, atteindre ce but-là, sans se poser trop de questions : ce qui marche on garde, sinon hop, à la poubelle. À partir du moment où tous les deux, on est en accord, ça marche. Mais lorsque je propose un son à Élise, je suis déjà dans un exercice de précision. Elle doit pouvoir s’appuyer dessus. Et surtout, je pense aussi que le fait d'avoir intégré les deux batteurs, Emmanuel et Alex, nous aide aussi parce qu'ils amènent des choses différentes. Manu amène un côté plus rock qu’Alex, je trouve. Alex, il est plus dans la douceur. Je peux répartir la charge en fonction des besoins des morceaux.
Tu te comportes en directeur des opérations, avec eux deux ?
Manuel : Alex est un habitué. Manu, lui, il arrive dans cette histoire. Alex peut me jouer tout ce que je veux. Je n’ai qu’à lui expliquer, il interprète direct, c'est un super batteur. Manu, lui, est parfois plus dans la proposition. Et en même temps, il est très à l'écoute, il est capable de lutter contre ses propres inflexions, ses tendances naturelle, le détail qu’il voudrait mettre et que je lui demande d’enlever. Et une fois qu'il a compris où je veux en venir, il propose des choses. Ca prend la forme d’un dialogue. Quoi que l’on garde ou pas des prises, avec les musiciens c’est toujours dans un rapport de respect. Et je crois que leur présence va être l’une de nos grandes forces pour l’avenir.
Le concert de présentation de Moths est programmé pour le vendredi 9 octobre 2026 au CCM John Lennon, à Limoges. De quelle manière vous avez organisé les répétitions avec le quatuor à cordes pour donner forme aux morceaux sur scène ?
Manuel : J'avais proposé ça à Laurence (NDLR : musicienne issue de l’ensemble Enigma, plusieurs fois impliqué live aux côtés d’Olen’K). Au départ, je pensais faire juste deux morceaux qu'avaient coécrits feu Jean-Pierre Raillat, "Respirar" et "March of Time". Les partitions existaient, nous pouvions le faire. Et puis je me suis dit qu’il était dommage de se limiter ainsi. J’ai proposé à Laurence d’arranger trois morceaux supplémentaires pour les cordes. Elle a créé les arrangements, venait au studio, nous écoutions les parties et ensuite, elle travaillait avec le reste du quatuor. Elle a tout écrit au synthé. Plus tard, nous avons organisé des réunions avec le quatuor, les musiciennes sont venues au studio et nous avons passé une journée à répéter. Une fois tout validé, nous avons refait une répétition toute une journée, tous ensemble. Plus tard, ça a été deux jours de résidence avec tout le groupe. La toute dernière fois, elles sont arrivées, elles avaient carrément leurs partitions. En résumé, nous répétons de manière parcimonieuse pour le live. Moi, j’organise des espèces d’ateliers : je fais une session avec les deux batteurs, une session la dernière fois avec Pauline (NDLR : la sœur d’Elise, musicienne complémentaire), puis tous les quatre, une session avec les guests. Nous sommes là-dedans depuis trois, quatre mois. Puis au final il y aura deux jours sur résidence en salle pour travailler le résultat final.: deux jours de résidence au CCM John Lennon, qui précèderont la performance du 9 octobre, pour que tout sonne et fonctionne au mieux.